(Ce texte provient du livre Nos Ancêtres vol.13) Charles de Lauzon, ;le dernier fils du gouverneur de le nouvelle-France à venir s 'établir de ce coté-ci de l'attlantique, a connu un cheminement peu commun.Six semainess aprées son arrivé, il épouse une fille du seigneur de Beauport., Louise Giffard, agée de treize ans : en 1656, année du décès des sa jeune femme, il remplace son père à titre d'administrateur et de commandant du pays, puis il se désigne lui-même <>, seigneur de Charny (3), gouverneur et lieutenant général pour le Roy en Nouvelle-France.
Les concessions du 2 avril 1656 (Ce texte provient du livre Nos Ancêtres vol.13) Le notaire François Badeau (7) inscrit dans son greffe de Beauport quatorze concessions faites par Charles de Lauzon dans son fief de Lirec, le 2 avril 1656. Les nouveaux concessionnaires sont Robert Gagnon, Jacques Billaudeau, Siméon Lerreau ( Simon Lereau ancêtre des L'Heureux), Louis Coté, Guillaume Baucher dit Morency, Michel Guyon, Jacques Perrot dit Vidaigre, Pierre Loignon, François Guyon, Charles (Claude) Guyon, René Mézié (Mezeray), Pierre Nolin dit Lafougère, Guillaume Landry et Maurice Arrivé. Tous ces pionniers de l'Iles d'orléans comptent aujourd'hui une nombreuse descendance.
Bien sûr, d'autre terres y avaient été attribuées avant celles-ci mais peu. L'Ile était pratiquement déserte. Il faudra attendre encore plus de dix ans pour que les insulaires obtiennent enfin leur première église(8).
Selon Léon Roy (9), tous les habitants occupaient déjà leurs terres depuis quelques années. Les actes de Badeau venaient donc entériner une situation de fait. La maison qu'habitait Jacques Billaudeau à cette époque était la dernière du coté ouest, entre la concession de Denis Guyon (laquelle sera revendu en 1659 aux associés Jacques Asselin et Antoine Pépin dit Lachance) et les terres no concédées du domaine.
Cette propriété avait quatre arpent de front, du coté nord du fleuve, face à la limite des paroisses de Château-Richer et de Sainte-Anne. En profondeur, environ 72 arpents. Elle sera partagée plus tard entre deux fils de Jacques ; Simon et Antoine. Ceux-ci étaient déjà établis en 1709, comme l'indique la carte dressée par Jean Baptiste de Couagne, l'arpenteur associé de Gédéon de Catalogne(10)
Charles retournera en France en 1657 et y sera ordonné prêtre moins de deux ans plus tard. En 1659, il revient au Canada en compagnie de Mgr de Laval. Il est aussitôt nommé vicaire général, accompagne le nouvelle évêque dans sa tournée pastorale aux Trois Rivières et à Montréal et devient supérieur ecclésiatique de l'Hotel Dieu de Québec. Il prend ensuite la succession de son frère Jean, le grand sénéchal, tué par les Iroquois en 1661, puis celle de son père, décédé à Paris en 1666. Cinq ans plus tard, il retourne en France pour ne plus revenir au Canada. Il passera le reste de ses jours au collège des Jésuites de la Rochelle(4)
Le 24 Juillet 1652, Charles avait reçu de son père la concession la plus importante faite à l'ile d'Orléan. Le fief de Charny-Lirec comprenait tout le coté nord de l'ile, soit le territoire des paroisses actuelles de Sainte-Famille et de St-Pierre. Le titre mentionne que devait être choisie des personnes qui avaient la volonté et le pouvoir de faire déserter et défricher les terres incultes de ce pays de la Nouvelle-France afin de la remplir d'habitants.
Le 20 juillet 1656, Charles, seigneur de Charny, et de Lirecq (5), avait porté foi et hommage à Olivier Le tardif juge prévôt de Beaupré. Le 26 avril 1661, écrit Raymond Gariépy (6) , il complétait l'aveu et le dénombrement de son fief, qu'il remit au procureur de la seigneuri le-lendemain. D' après ce document, le fief de lirec était alors presque tout peuplé dans la paroisse de Sainte-Famille, mais très peu dans celle de Saint- Pierre.
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